Hadith

Le grand Savant du Hadith l’imam Al Albani

Le octobre 26, 2023 , mis à jour le octobre 29, 2023 - 9 minutes de lecture

La science est vaste et chaque savant est spécialiste dans un domaine plus qu’un autre. Vous avez certainement déjà vu apparaître son nom sous beaucoup de hadithsIl a revu nombre de hadiths et les a authentifié. Ceci car il est le spécialiste des hadiths et le meilleur dans son domaine.

C’est le grand Muhaddith Cheikh Al Albani !

Voici son histoire et son combat, qui est source de motivation pour apprendre l’islam.

 

 

D’après Abou Darda (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui prend un chemin pour rechercher la science, Allah lui facilite par cela un chemin vers le paradis.
Certes les anges étendent leurs ailes pour celui qui recherche la science.
Certes tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre demandent le pardon pour le savant même le poisson dans l’eau.
Le mérite du savant sur l’adorateur est comme le mérite de la lune par rapport aux autres astres.
Certes les savants sont les héritiers des prophètes et les prophètes n’ont pas laissé comme héritage des dinars ou des dirhams mais ils ont laissé la science, celui qui la prend aura prit une part importante ».

(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°2682 et authentifié par cheikh Albani dans sa correction de Sounan Tirmidhi)

 

Qui est Cheikh Al Albani ?

 

Avec son nom complet , Abu Abdarrâhman , Mohammed Nacir Ad-dine al-Albani ibn Nouh ibn Najat ibn Adam Al-Ichqoudri Al-Albany Al Arnaaouti.

Il naquit dans un pays non arabe en 1332 du calendrier de l’Hégire qui correspond en l’an 1914 Grégorien, dans la capitale de l’Albani qui  à l’époque été la ville de Chqodra (Shkodra).

Son père Al Hâjj Nouh est originaire du pays de l’Albanie. Il fut diplômé des instituts religieux de la capitale Othomane «Istanbul» puis revint chez lui pour enseigner et éduquer la communauté musulmane. Il s’est instruit sur l’école juridiques , le madh-hab Hanifite.

 

Comment l’imam Al Albani a quitter son pays de naissance ?

Un gouverneur nommé Ahmet Zogu est arrivé au pouvoir dans leur pays d’origine.  Il commença à commettre des choses qui ont forcé beaucoup de gens à émigrer et à quitter le pays vers un pays musulman. Surtout lorsqu’il eût de l’oppression envers les gens de l’Islam et sur les gens de la sounnah qui s’y trouvaient.

C’est ce que Nouh, le père de l’imam Al-albani a fait. Il a prit son fils alors qu’il était encore un petit enfant, puis sont partis en famille pour la Syrie dans la ville de Damas, afin de préserver sa famille des troubles.

Il choisit cette ville car elle était connut par les hadiths rapportés sur les mérites de cette région et les invocation faites par le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم , qu’il prit connaissance lors de son voyage pour le pèlerinage.

 

Les études et la Science de Cheikh Al Albani

A Damas , le cheikh Al Albani finit ses études avec un niveau élevé de l’école primaire “Jam’yat al Is’af al Kheiry” . Cependant, son père, qui était un mufti des Ahnaf, un grand parmi leurs grands, se faisait une mauvaise idée concernant les écoles d’un point de vue religieux, il décida donc de ne plus l’envoyer à l’école et de se charger lui même de son éducation. Il  prépara donc un programme structuré, où il lui apprit le Coran avec le Tajwid, la Grammaire, et le fiqh (jurisprudence) d’après le madh-hab Hanifi.

Al Hajj Nouh était respecté par les savants Hanafi à Damas, ces derniers l’ont soutenus et aider dans l’apprentissage et l’éducation du cheikh al-Albani, il étudia donc auprès d’eux  jusqu’à -comme il l’a dit- la science du hadith devienne aimée par lui sans que qui que ce soit l’oriente vers cette science. Et ceci, fait partis des choses étonnantes, que cette science soit aimée par cet imam à ce jeune âge , sans orientation mais ce n’est que La Grâce d’Allah Le Miséricordieux, envers lui , qu’Allah lui fasse Miséricorde.

Puis le cœur du cheikh s’est attaché aux livres qui traitent de la croyance des Pieux prédécesseurs. Il رحمه الله dit a ce sujet :

Tout ceux qui étaient autour de moi étaient des Acha’irah et des Soufites mais Allah m’a fait aimer la croyance des pieux prédécesseurs et Il m’a fait aimer les livres de Cheikh Al-islam ibn Taymiyyah et m’a fait aimer la science du hadith”.

En parallèle, son père lui appris la réparation des montres et horloges jusqu’à devenir un des meilleurs réparateurs de la ville. Puis lorsqu’il quitta la maison suite aux contradiction avec son père , il ouvra un petit magasin et commença à exercer ce métier afin de subvenir à ses besoins.

 

La séparation avec son père

Vers l’âge de 20 ans, il a surpris sa famille et son peuple par ce qu’ils ne connaissaient pas. Il commença à leur reprocher de prier dans les mosquées où il y a des tombes. Le cheikh ne pria pas dans la mosquée Omeyade car ils disaient que le prophète Yahya -Aleyhi Sallam- était enterré dedans.

Ceci s’est répandu à son sujet, jusqu’à ce que les ulémas à cet endroit se sont lassés de lui et ont trouvé grand qu’il interdise aux gens, en termes de clarification religieuse, de prier dans la Mosquée Omeyade mais de plus il leur interdisait avec science de prier dans les mosquées où se trouve une tombe.

Il leur interdisait cela de manière forte et argumentais cela par les ahhadith et les paroles des imams tels que l’imam Ach-Chafi’i et Ahmad et d’autres.

A tel point que ces savants sont venus se plaindre de lui à son père, alors que son père avait une préséance auprès d’eux et qu’il était l’un de leurs savants ahnaf (hanafite).

Puis, un soir son père l’a convoqué et l’a consulté au sujet de cette affaire pour le mettre en garde. Le cheikh lui a donc rapporté avec science et preuves  qu’il est interdit de construire des mosquées sur les tombes et qu’il est interdit de prier dans ces mosquées. 

A résulté de ceci, un ultimatum donné par son père, qui Lui demanda soit de se conformer soit de se séparer.

Le cheikh lui demanda un délais de 3 jours pour donner sa réponse, puis il décida la séparation. Et de là , il quitta la maison de son père.

 

La bibliothèque Adh-Dhahiriyya et la fameuse histoire de la feuille perdue

 

Le cheikh al albani n’avait pas assez d’argent pour se procurer des livres, il se rendait donc à la Librairie islamique Adh-Dhahiriyya, il empruntait des livres et il se rendait tellement souvent que les responsable de cette bibliothèque se sont mis d’accord avec lui pour lui accorder endroit pour y dormir qui lui était réserver à lui seul. Et là une histoire lui est arrivé , “l’histoire de la feuille perdue”*, cette histoire fût la cause que cheikh lise tous les livres de hadith de la Maktaba, à tel point qu’il  a écrit de sa propre main 40 volumes dans le hadith. On reconnaît la longue patience et l’énorme effort qu’il a entreprit pour servir la Sounnah.

*voir l’introduction du cheikh dans Fahras makhtoutat al Hadith fil maktaba adhahirya (L’index des manuscrits du Hadith dans la bibliothèque Adhahirya), lorsqu’il parle sur la difficulté de retrouver une feuille perdue ou mal rangée.

 

Les savants à son sujet

L’éminant cheikh ibn Baz (qu’Allah lui fasse Miséricorde)  décrit cheikh al Albani comme étant le revificateur de la science du hadîth dans la communauté musulmane.

Parmi les descriptions les plus complètes et les meilleurs, faites par l’imam, le faqîh , le savant des savants des gens de la Sounnah , le cheikh Mohammad bin Ibrahim Ali Ach-Cheikh – qu’Allah lui fasse Miséricorde – qui décrit l’imam Albani par une sublime description disant :

“Il est un homme de la Sunnah qui défend la Vérité et attaque les gens du Faux !”

(voir le livre du cheikh Mohammad bin Ibrahim Ali Al-Cheikh dans Recueils de fatwa du très savant Mohammad bin Ibrahîm).

A savoir que, le Cheikh Ali Ach-cheikh a dit cette immense recommandation lorsque l’imam Al Albani avait dans les alentours de la cinquantaine. Cependant, il a vécu encore 40 années après qu’il l’ait d’écrit par ces sublimes caractéristiques.

 

L’année de tristesse

Le cheikh mourra en l’an 1420 de l’Hégire qui correspond à l’an 1999G. Certains étudiants dans la religion islamique disent que 1420 est l’année de la tristesse. Car c’est l’année que shaykh ibn Bâz, shaykh ibn Otheymin et shaykh Al-Albani sont décédés -qu’Allah leur fasse miséricorde-

Nous avons perdus 3 grands savants en une année. D’ailleurs c’est l’un des signes de la fin des temps.  Le Prophète -Paix et Salue sur lui- a dit:

« Certes Allah ne fera pas disparaître la science en l’enlevant directement aux hommes, mais il la fera disparaître en faisant disparaître les savants, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus aucun. Alors les hommes prendront pour chefs des ignorants qui, interrogés, répondront sans la moindre science, s’égarant eux-mêmes ainsi et égarant les autres.

[Rapporté par Sahih al Boukhari 100]

 

Nous pouvons voir l’ambition et la ferveur des savants dans l’apprentissage de la religion, de la langue arabe et de toute science religieuse. Le cheikh n’était même pas arabe, puis il appris la langue, il étudia malgré les difficultés qu’il a pu rencontrer.  Tout en restant ferme sur la Vérité avec sincérité malgré les réprimandes des plus âgés et de ses proches.

Cheikh Al Albany, était en vérité, un savant magnifique et un célèbre dans le hadith. Il a fait d’énormes efforts au service de la Sounnah et dans la protection des ahhadith du messager d’Allah صلى الله عليه و سلم , dans la clarification des sources des livres qui les mentionnent, en termes d’authenticité et des chaines de transmission. Ses efforts sont énormes, et l’étudiant en science ne peut pas agir sans se référer à ses livres et à ses œuvres.

Rachid

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