L’éloquence dans le Coran et la langue arabe

Le Coran en langue arabe a une éloquence qui ne peut être expliquée et qui ne peut être décrite, car les arabes, les vrais arabes, qui entendaient le Coran, savaient que cela ne pouvait pas être la parole écrite ou forgée par un être humain.

Ce Coran a ébahi et stupéfait tous ceux qui l’ont entendu, qu’ils soient musulmans ou non. Lorsque Abou bakr a récité le Coran, les polythéiste de Qouraych se réunissaient autour de sa maison pour écouter sa lecture, Omar ibn alKhattab s’est converti après l’écoute du Coran. Les Jinns ont étés étonnés par ce Coran, Allah dit dans le sens :

« Il m’a été révélé qu’un groupe de jinn a écouté ce Coran et ils on dit que c’est une lecture étonnante merveilleuse qui guide et amène au bon chemin et nous (les jinns) y avons cru ».

Ce Coran, qui par son éloquence inégalée, fait pleurer même les non-musulmans même si son sens n’est pas compris. Un grand nombre de témoignage prouve cela : la lecture du Coran apaise et tranquillise les cœurs.

Citons par exemple l’histoire des musulmans qui sont partis en Abyssinie et notamment l’échange qu’il y a eu entre Ja’far ibn abi talib et le Négus « Annajachi » : lorsque les premiers musulmans sont partis immigrés en Abyssinie, les polythéistes de la Mecque ont envoyé deux émissaires avec des présents et cadeaux afin de dissuader et convaincre le Négus ainsi que ses patriarches de leur confier ces musulmans qui étaient partis se réfugier dans cette terre d’ Abyssinie qui était chrétienne. Et le Négus, de par sa justice et sa droiture, n’a pas voulu livrer ces musulmans à ces deux émissaires jusqu’à les avoir entendus et jusqu’à les questionner.
Ces musulmans, lorsque qu’ils ont été convoqués par le Négus, se sont consultés pour savoir ce qu’ils allaient répondre à ce roi d’ Abyssinie qui allait les questionner sur leur religion. Ils ont décidé de dire la vérité, exactement ce que le prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) leur enseignait.
C’est alors que le Négus s’est adressé à Ja’far et leur a dit : « qu’avez-vous à ne pas vous soumettre à la religion de ce pays ni à la religion de votre peuple ? Exposez-nous votre croyance et votre religion ».

Et Ja’far a fait alors un discours extrêmement éloquent en expliquant qu’ils étaient dans l’ignorance, dans la période antéislamique, qu’ils enterraient leurs filles vivantes et qu’ils mangeaient les bêtes mortes, que le fort avait la suprématie sur le faible, jusqu’à ce que le prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui)  soit venu avec ce message, de la part d’Allah et leur a enseigné le fait d’adorer Allah seul, sans rien associer. Il leur a enseigné de dire la vérité, de respecter le dépôt, d’être bon avec son voisinage. Il leur a enseigné la prière, l’aumône, le jeûne, il leur a montré les bonnes choses, le fait d’être bon avec ses parents… Il a énuméré les mérites de l’Islam et les comportements louables auxquels nous appelle cette religion.

Le Négus lui a demandé : « as-tu quelque chose à me proposer de ce qui a été révélé à cet homme que tu prétends être un prophète ? »
C’est alors que Ja’far a commencé à lire le début du chapitre « Maryam » (et c’était une sagesse de sa part car il y a un chapitre dans le Coran qui s’appelle « Marie ») qui parle de la naissance de « Issa (jésus) » et que c’est un envoyé d’Allah et non pas une divinité adorée en dehors d’Allah.
Lorsqu’il a terminé de réciter ces versets, le Négus a fondu en larmes et ses patriarches, qui étaient des prêtes et des évêques, ont également pleuré, au point d’avoir mouillé les livres qu’ils avaient devant eux, et le Négus de témoigner que ce tu viens de lire et ce qui nous est apporté de « Issa » ne vient que d’une seule et même source.

Ce Coran, son éloquence, ne peut être comparée avec n’importe quelle autre parole en arabe. Les grands savants de l’Islam, les grands savants de la langue arabe ont étudié la langue arabe et les poèmes arabes qui sont une source importante de cette langue et malgré tout l’éloquence du Coran les a laissé stupéfaits et n’ont jamais rien trouvé de similaires !

Et Al-asma’i, lorsqu’il a entendu une jeune fille parler, lui a dit « Comme tu es éloquente ! », cette fille lui a répondu « Et qu’est mon éloquence devant l’éloquence du Coran ? ».

Voici un exemple de l’éloquence du Coran, dans un seul verset, Allah a révélé et a exprimé deux ordres, deux interdits, deux informations et deux bonnes nouvelles : le verset 7 du chapitre « alqassas »

  • « Nous avons révélé à la mère de Moussa » : la première information.
  • «  Allaite-le » : le premier ordre.
  • « Lorsque tu auras peur pour lui » : la deuxième information.
  • « Jette-le dans le fleuve » : le deuxième ordre.
  • « N’aie pas peur et ne t’attriste pas » : les deux interdits
  • « Nous allons te le rendre cet enfant que tu vas jeter » : la première bonne nouvelle.
  • « Et nous allons en faire un prophète » : deuxième bonne nouvelle et pas des moindre !

Dans un verset, deux ordres, deux interdits, deux informations et deux bonnes nouvelles. Comment exprimer et comment vouloir comparer l’éloquence du Coran avec l’éloquence de quelconque autre parole en langue arabe ?

La langue arabe est la langue dans laquelle la clarté parfaite existe, la clarté parfaite ne peut exister dans une autre langue que la langue arabe.
Pour cela, Allah dans de nombreux versets, nous parle du caractère clair de cette langue : « par une langue arabe claire ».

Et Abou lhoussayn ibnou faris, un savant de la langue arabe, décédé en l’an 395 de l’hégire a dit : et parce qu’Allah a précisé que cette langue arabe était une langue claire et manifeste, alors de cela l’on en déduit que l’ensemble des autres langues ne peuvent être aussi claires que cette langue arabe.

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