Le complot contre la langue arabe

S’il est une chose qui ne saurait échapper à quiconque observerait attentivement l’histoire des musulmans, mais surtout de leurs opposants à travers les époques, c’est cette volonté de mettre fin à ce qui fait la force de la communauté musulmane : Son unité. Ainsi, depuis les débuts de la prédication du Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) jusqu’à nos jours, ses opposants n’ont eu de cesse de mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires à cet objectif. A travers cet article, nous aborderons ensemble un des procédés utilisés dans ce but : L’éradication de la langue arabe. En effet, nul parmi les musulmans n’est censé ignorer l’importance capitale de cette langue : C’est la langue de l’Islam.

De tout temps, la langue arabe fut « attaquée » de différentes manières : Parfois par des dénigrements, d’autres fois par des campagnes visant à lui faire perdre de sa valeur au sein des musulmans ou encore bien d’autres moyens qui seront développés tout au long de cet article. Abordons sans plus attendre certaines des méthodes utilisées, ainsi que les protagonistes qui en sont à l’origine afin qu’ensemble, nous fassions ce triste constat: Cette langue n’a jamais cessé d’être la cible d’attaques de la part des opposants à l’Islam.

1) L’orientalisme :

Les orientalistes sont des individus d’origine occidentale (pour la plupart), spécialisés dans l’étude du monde arabo-musulman, au travers de sa langue, des différentes cultures qui le dominent, mais aussi de ses coutumes et de ses mœurs . Parmi eux, beaucoup ont utilisé ces connaissances acquises à des fins blâmables, celles de briser le noyau dur de l’unité des musulmans : La langue arabe. En effet, mettre un terme à la langue arabe, c’est couper un lien extrêmement important entre les musulmans et leur religion.

2) La colonisation :

Ce combat contre la langue apparaît de manière plus clair durant la colonisation. De fait, les colons, après avoir constaté qu’elle réunissait les musulmans de l’orient à l’occident en leur permettant de communiquer avec aisance, prirent la décision de scinder les pays musulmans puis se mirent en tête de la faire disparaître, en commençant par imposer leur propre langue.

Ainsi, l’Angleterre et la France, principalement, imposèrent leurs langues respectives dans les territoires colonisés tel que l’Egypte, le Sham (région qui englobe une partie de la Palestine, de la Jordanie et de la Syrie), l’Afrique Noire ou encore le Maghreb.
L’érudit, le Chaykh Hamad Alansari qui étaient né et avait grandi au Mali, racontait les répressions des colons français qui entouraient les mosquées pour empêcher les gens d’y entrer, ou brûlaient des livres de science afin de détruire ce qui liait les musulmans à leur religion.

La deuxième étape de cette lutte fut de changer l’alphabet utilisé par les habitants de ces pays colonisés, à savoir l’alphabet arabe, afin de leur imposer l’alphabet latin.
C’est le cas par exemple de l’Indonésie, de l’archipel malais (Malaisie, Brunei, Philippines, etc.), où des personnes non arabes utilisaient l’alphabet arabe pour écrire leur dialecte, mais également dans certains pays d’Afrique, comme l’haoussa, le mandigué, le walof ou encore le swahili. Tout autant de dialecte qui, en période pré-coloniale, s’écrivaient avec les lettres arabes.

Partout, les lettres latines furent imposées afin que les musulmans perdent toutes traces de leur langue. En effet, nul doute que l’émergence de langues étrangères au sein de ces pays colonisés détourneraient les musulmans de leur langue. Cela s’est tristement avéré à travers l’histoire. Vous n’êtes pas sans savoir, par exemple, ce qui s’est passé en Turquie, au siècle dernier avec les agissements de Kamel Atatürk, qui, dans sa lutte acharnée pour la dissolution complète de l’Islam, commença avant tout par la langue arabe. Ainsi, il était, en son temps, interdit d’écrire, de parler ou d’enseigner l’arabe. Il ordonna également que la langue turque ne s’écrive plus avec l’alphabet arabe mais avec les lettres latines comme il est encore d’actualité aujourd’hui. Ne pouvant s’arrêter là, Atatürk alla même jusqu’à interdire d’effectuer l’appel à la prière en arabe.
Ce n’est que dans la fin des années 50 que Adnan Moundaris, le premier ministre turc, qui prit le pouvoir après la mort d’Atatürk, exigea que l’appel à la prière soit proclamé en langue arabe. Beaucoup racontent que les musulmans se prosternèrent en entendant l’appel à la prière en arabe,  en signe de reconnaissance pour Allah.

Enfin, la troisième étape de cette abolition de langue arabe en terre colonisée fut la mise en valeur de leur ascendance non-arabe. En effet, durant la période post-coloniale, les peuples et tribus des pays colonisés ayant obtenu leur « indépendance » furent encouragés à s’attacher à leurs racines et origines, notamment au Maroc ou en Algérie : C’est alors l’émergence des mouvements « nationalistes » berbères et kabyles, émergence promue par les pays occidentaux dans le but d’écarter les musulmans d’origine non-arabe de leur arabité acquise à travers le temps.

Malgré cela, celui qui observe attentivement et médite l’histoire de l’Islam et des musulmans fera ce constat évident : Les origines non-arabes n’ont jamais empêché quiconque de devenir arabe, voire plus, de jouer un rôle essentiel dans l’histoire du monde arabo-musulman.

Aurait-on oublié Tariq ibn Ziyad le conquérant berbère, qui fut à l’origine de la conquête de l’Andalousie où l’arabe s’imposa jusqu’à devenir un berceau de la langue arabe et des savants arabes ? Aurait-on oublié Ibn Ajourroum  l’auteur du célèbre épître d’« Alajroumiyya » dans la grammaire arabe ? Beaucoup étudient cet épitre, demande la misericorde d’Allah pour son auteur, mais savent-ils qu’il s’agit d’un berbère originaire de la ville de Fès au Maroc qui devint par la suite un Imam de la langue arabe ?

Aurait-on oublié Sibawayh, le savant de la langue arabe, d’origine perse ? L’imam des savants du Hadith AlBoukhari, d’origine ouzbèke ? Aurait-on oublié l’imam Mouslim, lui aussi perse d’origine ? Egalement les imam Abou dawud, Tirmidhi, Nassa-i, Ibn Maja, tout autant de grands savants originaires de contrées différentes ayant appris l’arabe afin de comprendre la parole d’Allah et ainsi que celle du Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui).

3) Un travail de déconsidération :

Conséquence directe de cette lutte acharnée visant à mettre un terme à l’hégémonie de la langue arabe sur le monde musulman, s’est répandue l’idée que les dialectes sont plus accessibles que l’arabe. Davantage que l’absurdité de cette affirmation, c’est son origine qui nous intéresse ici. La seule et unique raison qui ait pu pousser les musulmans à penser cela de leur propre langue réside dans le fait que ces dialectes ait été mis en valeur par les mouvements citées précédemment : D’une part les orientalistes, ayant fait l’apologie de ces dialectes afin de leur donner une place supérieure à celle de la langue arabe, et d’autre part par ces mouvements nationalistes d’où qu’ils soient (berbères, kabyles, turcs…), qui, quant à eux, se sont attelés à leur trouver une orthographe, une manière d’être écrite, afin de donner à ses dialectes un semblant de prospérité. Aussi, la langue arabe fut attaquée dans son essence même, notamment à travers la grammaire, science qui, en arabe, sert à déterminer la voyelle à placer en fin de chaque mot. Pour cette raison, on entend régulièrement des gens privés de la connaissance de cette langue riche parler arabe sans jamais prononcer cette dernière voyelle. Pire : Certains d’entre eux appellent à la délaisser car elle varie trop souvent selon le contexte. Sans le savoir, ces personnes contribuent directement à dénaturer l’arabe et à en faire une langue vide de sens.

De même, on constate régulièrement une volonté de déformation de la langue arabe. Que cela soit dans un but de modernisation, ou alors dans l’optique de l’adapter aux différents dialectes, on y rentre souvent des mots qui n’en font pas partie, le tout justifié par le fait que le temps évolue, que cette langue ne saurait répondre au besoin d’expression qu’amènent les avancées technologiques, les changements sociaux et autres.
Tout ceci ne constitue bien entendu qu’une série d’allégations sans preuves tandis que toute personne ayant étudié un tant soit peu la langue arabe constatera son intemporalité, et sa propension à pouvoir correspondre à toute les époques de par la richesse de son vocabulaire et la liberté apportée par sa sémantique.

Voici quelques points permettant de comprendre de quel manière, à travers l’histoire, la langue arabe a été la cible de diverses manigances afin de mettre un terme à sa prépondérance sur le monde arabo-musulman. Quant à nous, nous essaierons, par la volonté d’Allah, de vous prouver que l’arabe est une langue facile d’accès, belle par ses sonorités et riche de son vocabulaire ! A bientôt !

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